À l’heure où la violence s’est installée dangereusement dans le nord et le centre, menaçant plus que jamais la sécurité de la population dans tout le pays, nous réaffirmons la nécessité d’une action collective de reconquête territoriale et de main tendue aux populations qui ont été abandonnées par le pouvoir en place ces cinq dernières années pour préserver l’unité et l’intégrité de la Nation malienne.

Le clientélisme érigé en système de gouvernance, les entraves à l’efficacité des armées, le laxisme à l’égard des trafics illicites et l’absence totale de volonté politique pour initier un véritable dialogue national ont conduit le pays dans l’impasse et au bord du chaos. Il faut sauver le Mali.

Face à cette situation, l’action du prochain gouvernement devra être consacrée à la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien, et ce dans une démarche inclusive et le dialogue avec la population.

Il faut redonner la parole et le pouvoir aux Maliens de bonne volonté et de bonne foi.

Mesures prioritaires :

  • Mise en œuvre de bonne foi de l’Accord pour la paix et la Réconciliation, dans un dialogue sérieux et sincère avec toutes les parties concernées.
  • Création de Brigades d’Intervention Rapide (BIR), composées de soldats et de gendarmes maliens, déployées pour être plus réactifs face aux menaces et aux attaques.
  • Amélioration du budget de l’armée et accélération de la réforme du secteur de la sécurité, en concertation avec les acteurs impliqués.
  • Mise en place d’un programme vigoureux de lutte contre le trafic de drogues, la circulation et la détention illégale d’armes.
  • Opérationnalisation des régions récemment créées, création de nouvelles régions et de nouvelles communes, transferts de compétences et transferts effectifs de ressources au profit des collectivités territoriales.
  • Mise en place des mesures strictes de moralisation de la vie publique, afin de réconcilier les citoyens avec l’État.
  • Adoption d’une loi assurant un meilleur accès des partis politiques aux médias d’État.
  • Réforme du système de représentation de l’Assemblée Nationale, pour les jeunes, les femmes et les leaders des partis politiques.